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Comment parler de ses fantasmes à son partenaire sans le mettre mal à l’aise

Comment parler de ses fantasmes à son partenaire sans le mettre mal à l’aise

Comment parler de ses fantasmes à son partenaire sans le mettre mal à l’aise

Pourquoi c’est si flippant de parler de fantasmes ?

Avouons-le : parler de ses fantasmes, ça file autant la trouille que d’ouvrir son historique de navigation devant ses parents. Tu as peur d’être jugé·e, peur de décevoir, peur de passer pour un ou une taré·e… alors qu’en vrai, spoiler : presque tout le monde a des fantasmes, et beaucoup sont bien plus “basiques” que tu ne l’imagines.

Le problème, ce n’est pas le fantasme, c’est le silence. Tant que tu gardes tout dans ta tête, tu te crées un film où ton/ta partenaire réagit mal, te regarde de travers, prépare sa valise, etc. Bref, ton imagination te pourrit la vie… alors qu’en face, ton/ta partenaire est peut-être en train de se demander comment t’en parler aussi.

Parler fantasmes, c’est pas forcément tout réaliser. C’est surtout :

Avant d’ouvrir la bouche : faire un peu de ménage dans ta tête

Avant de balancer ton fantasme brut de décoffrage, genre “J’aimerais bien que tu m’attaches au radiateur pendant que le voisin nous regarde”, respire. Mets un peu d’ordre là-dedans.

Pose-toi ces questions :

Tous les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés. Certains sont juste des films érotiques internes, et c’est très bien. Distinguer fantasme “pour le cerveau” et fantasme “à tester dans la vraie vie”, ça t’évite de mettre une pression de dingue sur ton/ta partenaire.

Choisir le bon moment (spoiler : pas en plein milieu d’une levrette)

Il y a des gens qui te diront : “Parle de tout pendant le sexe, c’est spontané, c’est romantique.” Non. Si ton fantasme sort un peu de la routine, évite de balancer ça pendant que l’autre est déjà en train de se concentrer sur son orgasme.

Moments à éviter :

Moments plus cool :

L’idée, c’est d’avoir un cadre safe, posé, où personne ne se sent pris de court ou obligé de dire oui dans la seconde.

Comment ouvrir le sujet sans faire flipper l’autre

Si tu lâches direct : “J’ai un fantasme, faut qu’on parle”, tu vas déclencher le mode alerte rouge dans son cerveau. Mieux vaut y aller en douceur.

Tu peux commencer par généraliser :

En commençant par là, tu crées un terrain commun. Tu ne balances pas ton fantasme comme une bombe, tu ouvres une porte. Et si l’autre est à l’aise, tu pourras entrer dans le détail.

Parler de ton fantasme sans faire peser la pression

Quand tu en arrives à ton fantasme, ta façon de le présenter compte autant que le contenu. Ce que tu veux éviter, c’est que l’autre entende : “Si tu ne fais pas ça, tu ne me satisfais pas.”

Quelques phrases qui passent mieux que “J’ai besoin de ça” :

Tu montres que :

Garder la conversation dans une zone safe

Si tu veux que ton/ta partenaire ne soit pas mal à l’aise, tu dois poser très vite un cadre de sécurité. Quelques points à clarifier clairement :

Tu peux même proposer un code simple :

Ça évite les malentendus, les “je croyais que tu étais d’accord”, et les situations où l’autre se sent piégé ou obligé.

Et si ton fantasme implique du pouvoir, de la domination, ou des scénarios “sensibles” ?

Beaucoup de fantasmes tournent autour de la domination, de la soumission, de la mise en scène (prof/élève, patron/employé, etc.). Ce sont des thèmes qui peuvent mettre l’autre mal à l’aise, surtout si tu balances ça sans contexte.

Dans ce cas, il est crucial de préciser que :

Par exemple :

Tu montres que tu ne sors pas ça de nulle part, que tu as réfléchi, que tu sais que ça peut être sensible, et que tu respectes la personne en face.

Réaction de l’autre : gérer le “wow” ou le “bof”

Ton/ta partenaire peut réagir de plusieurs façons, et tu dois être prêt·e à tout :

Tu peux répondre, par exemple :

L’objectif, ce n’est pas forcément de cocher ton fantasme sur ta to-do list, mais de montrer que vous pouvez tout vous dire sans exploser la relation.

Transformer le fantasme en terrain de jeu commun

Si ton/ta partenaire est partant·e, pas besoin de passer direct à la version hardcore. Vous pouvez commencer par des étapes :

Par exemple, si ton fantasme, c’est d’être attaché·e :

En faisant ça progressivement, vous transformez ton fantasme en travail d’équipe, et pas en truc imposé.

Et si toi aussi, tu as peur d’être jugé·e ?

La peur du regard de l’autre, c’est souvent ce qui bloque tout. Tu te dis :

Rappelle-toi :

Parler de ses fantasmes, ce n’est pas tout balancer sans filtre. C’est choisir ce que tu veux partager pour nourrir votre intimité, pas pour te mettre à nu sans limite.

Le vrai cadeau derrière ces conversations

Au final, discuter fantasmes, c’est surtout une manière de dire à l’autre :

Même si vous ne réalisez jamais le fantasme en question, vous gagnez :

Et ça, c’est ce qui fait la différence entre une sexualité “correcte” et une sexualité vivante, qui vous ressemble. Tu n’as pas besoin d’être parfait·e, ni ultra libéré·e. Tu as juste besoin d’oser ouvrir la bouche… avec respect, humour, et la certitude que le désir, ça se parle autant que ça se pratique.

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